1ère Convention Euro-Méditerranéenne sur le Transfert de Technologies
Marseille 27 et 28 octobre 2000


Bilan de la Table Ronde: « Informatique, Electronique, Mécatronique »

Pascal GELLY, Chef du département des Relations avec les Entreprises
Groupe Ecole Supérieure d'Ingénieurs de Marseille (ESIM)


  • Microélectronique
    L'industrie de la microélectronique se caractérise par un double défi : une évolution rapide des technologies des semiconducteurs qui nécessite des investissements lourds pour une durée de vie courte, et une fluctuation du marché sur des cycles de 5 à 7 ans rendant délicates les prévisions de charge et de production . Ce marché cependant représente au niveau mondial environ 200 B$ de chiffre d'affaire avec une progression moyenne de 15% par an . 15 à 20% de ce chiffre d'affaire en moyenne est consacré à l'activité de Recherche et développement . Cette activité de R&D s'externalise souvent au travers d'essaimage en créant des PMI sur des niches technologiques . Le marché de la microélectronique est international et la localisation des outils de production n'est pas guidée par la proximité avec le client ( une puce s'exporte facilement) mais par l'environnement : grandes entreprises et PMI performantes, laboratoires de recherches, université et écoles , favorisant le transfert de technologie et le "Turn Over" . L'exemple du CREMSI ( Centre de Recherche et d'Etude en Microélectronique et Systèmes Interactifs) est remarquable en Provence Alpes Côte d'Azur car il permet la mise en réseau des Grandes Entreprises, des PMI, des laboratoires et écoles en créant des synergies autour de coopérations efficaces sur des thématiques de recherches coopératives . A SFAX en Tunisie, la recherche appliquée se fait en étroite relation avec les PMI et une pépinière d'entreprise permet la concrétisation des résultats de laboratoire . On souligne également que les entreprises ont une contribution importante a avoir dans l'effort de formation.

  • Informatique
    Pour l'informatique, la fin du siècle précèdent a vu le mariage des télécommunications, de l'informatique et de l'audiovisuel, association qui a donné naissance aux « technologies de l'information et de la communication », formidable « consommateur » d'applications logicielles et de réseaux. Ce mariage à eu un effet multiplicateur sur la croissance du secteur industriel de l'informatique. Dans ce domaine, l'exemple d'une PMI Marseillaise qui développe des simulateurs d'avion et se trouve sur un marché dominé par les Grands Groupes Industriels est remarquable : dans cet environnement haute technologie, il faut évoluer en partenariat avec les grands groupes industriels, collaborer en bonne intelligence et surtout, insérer des compétences dans l'entreprise par le montage de projets en partenariat avec des écoles et des laboratoires .

  • Mecatronique
    Les systèmes mécatroniques sont constitués d'éléments qui interagissent dans de multiples domaines et niveaux d'énergie (mécanique, hydrauliques, thermiques, électriques ... ). Ils sont souvent associés à des systèmes d'information commandés par des calculateurs et contrôlés par des interfaces hommes-machines . (les systèmes à caractéristiques multitechnologiques ont trouvé leur épanouissement dans la réussite de grands projets dans des secteurs industriels très divers : automobile, robotique, médecine, aéronautique et spatial. Cependant, la typologie d'un produit mécatronique est très étendue puisque cette notion peut s'appliquer à des systèmes tels qu'une unité de production automatisée jusqu'aux micro systèmes (SOC " systeni on chip », MEMS "NEcro ElectroMechanical Systems" )où l'on intègre sur un seul substrat tous les éléments constitutifs d'un produit : capteurs, actionneurs, calculs, commandes et interfaces de communication.
    Mais la mécatronique, c'est également, et peut-être avant tout, une démarche de conception ingénierie simultanée ) avec, dès l'établissement du cahier des charges, une approche multidisciplinaire nécessitant l'établissement d'un dialogue permanent entre les spécialistes des différents domaines. Cette concertation se trouve grandement facilitée aujourd'hui par l'utilisation des Technologies de l'Information et de la Communication et d'outils performants de simulation et de modélisation. Ces outils de modélisation et de conception sont d'ores et déjà transdisciplinaires : modèle mixte analogique /digital tel que VHDL/AMS, conception simultanée du matériel et du logiciel ( Outils de Codesign), système intégrant puissance et commande ( Smart Power), technologies permettant d'associer Haute Fréquence et Basse Fréquence . La mécatronique est une approche fondamentale pour la plupart des industries car elle fait référence à l'état de l'art à la fois dans les méthodes, outils de conception et de fabrication ainsi que dans les technologies mises en oeuvre La mécatronique est donc une évolution technique irréversible qui apporte aux systèmes ainsi réalisés des performances en terme de coût, d'intégration, de fiabilité et de fonctionnalité que la mécanique seule ne peut pas atteindre.

    Sur le plan du marché, la majeure partie des produits technologiques industriels (machines outils, chaînes automatisées ... ) et grand public (automobile, électroménager, ... ) constituent ou intègrent des systèmes mécatroniques. Le volume et la croissance de ce marché mondial sont donc considérables.


En conclusion, il s'est dégagé de la discussion des éléments de réflexion sur les principes de base d 'un système de Transfert de Technologie adapté a des petites et moyennes entreprises :

  1. Partir en priorité des besoins industriels :
    • intégrer de la compétence manageriale et technologique au sein de la PME pour faire émerger une demande stratégiquement adaptée et techniquement bien formulée,
    • accompagner son analyse stratégique,
    • vérifier sa faisabilité financière et technique,
  2. Travailler réellement en réseau pour l'analyse et le traitement de cette demande avec les interfaces de transfert les plus adaptés.
  3. Accroître l'efficacité professionnelle des opérateurs de ces interfaces de transfert (acquisition de méthodes telles que le diagnostic stratégique et technologique en entreprise)
  4. Mettre en place une chaîne complète d'accompagnement de l'entreprise, du diagnostic de sa demande au lancement commercial du produit (combler notamment les carences de cette chaîne au niveau pré-industrialisation et lancement industriel),
  5. Participer à la mise en place d' un système permanent de "ressourcement technologique" des entreprises par le transfert de compétences et de méthodes au sein des PME et par un dispositif d'information stratégique et technologique adapté. ...

 

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1ere Convention Euro-Méditerranéenne sur le Transfert de Technologies
Marseille 27 et 28 octobre 2000


Bilan de la Table Ronde - « Génie Océanique et Côtier »
Philippe DUFOURCQ, Directeur de la Recherche et de International
Groupe Ecole Supérieure dlnqénieurs de Marseille (ESIM)


Le génie océanique et côtier couvre aujourd'hui trois grands domaines, dans lesquels les transferts de technologies semblent s'exprimer de façons diverses :

L'aménagement côtier et la protection du littoral dont les enjeux sont à la fois politiques, environnementaux et économiques, souffre de cette multiplicité de critères. Le tissus économique lié à ces activités, dans le domaine de la haute technologie, reste encore constitué de PMI/PME et bureaux d'études dont la taille modeste permet de mieux s'adapter aux politiques locales. Le transfert de technologie, de la recherche vers les industriels, ne pourra réellement se développer qu'au travers de la mise en réseau des organismes de recherche et des entreprises, et d'une stratégie normative internationale, en particulier dans le domaine de l'environnement. Le Réseau Méditerranéen des Ecoles Ingénieurs évoqué lors de cette table ronde, doit pouvoir jouer un rôle pilote dans cette stratégie, en miroir d'un réseau d'entreprises du domaine qui pourrait se créer dans le cadre du réseau des chambres de commerce et d'industrie Euro-Méditerranéenne.

La construction navale est aujourd'hui sinistrée dans la zone méditerranéenne. Les pays qui se revendiquent de cette tradition se replient vers la haute technologie ( plaisance de luxe, navires rapides, voiliers de compétition, militaire ..), les coûts de production de navires traditionnels étant bien sûr très inférieurs dans les chantiers asiatiques. Dans ce contexte, le transfert de technologie s'organise autour de recherches multi-partenariales (entreprises/organismes publics ), co-financées pas les états ou l'Union Européenne. Ce type de dispositif devra être ouvert vers les pays du sud et de l'est de la Méditerannée , pour tirer parti des nombreuses compétences et du savoir faire des organismes de recherche de ces pays. Là encore, une mise en réseau des compétences, à travers des rencontres et tables rondes de ce type, est évidemment nécessaire pour initier des politiques communes.

La prospection et l'exploitation pétrolière possèdent en Europe une efficace structuration dans le domaine du transfert de technologie. Organisées autour de financements étatiques (par exemple le Fond de Soutien aux Hydrocarbures -FSH- en France ), de nombreux développements technologiques sont conduits dans le cadre de projets industrie/recherche, dopés par les grands programmes actuels de prospections en mer profonde . Il paraît difficile, dans ce domaine, d'ouvrir ces projets aux pays du sud de la Méditerranée qui exploitent généralement, en concurrence des sociétés offshores, d'abondantes réserves terrestres en hydrocarbures. Cependant, il existe un autre type de transfert de technologie : celui qui consiste à utiliser les technologies d'un secteur économique vers un autre secteur économique. A titre d'exemple, la nouvelle digue du port de Monaco, véritable barge flottante, fait intégralement appel aux technologies de l'offshore . Dans ce cadre, les transferts de compétences peuvent s'exercer entre tous les pays de la Méditerranée.

Les conclusions de cette table ronde consolident les conclusions générales de cette convention;
il n'existe pas un seul type de transfert, mais différentes modalités qui dépendent profondément du secteur économique considéré, et des stratégies géopolitiques. L'internationalisation du transfert de technologie passe nécessairement par la mise en réseaux des compétences, qu'elles soient scientifiques, technologiques, économiques ou politiques.
D'où la confirmation, si nécessité il y avait, de l'importance de ce type de convention.

 

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1ere Convention Euro-Méditerranéenne sur le Transfert de Technologies
Marseille 27 et 28 octobre 2000

Bilan de la Table Ronde : « Chimie - Pharmacie »
Pierre MANGIN, Président de l'ENSSPICAM (Ecole de Chimie de Marseille)
Membre du Conseil de Gérance de BP Chemicals


Aujourd'hui, la Chimie est un domaine qui fait l'objet plus que jamais de demande de transfert de technologies vers de nombreux domaines d'application.

En effet sur les vingt dernières années, la Chimie a connu une mutation profonde.

La Chimie traditionnelle, dite Chimie de base, n'est plus l'activité première. Cela reste vrai en volume (Pétrochimie. Engrais, ... ) mals pas en Innovation et diversification.

Les nouveaux domaines où la Chimie joue un rôle prépondérant sont en très grand nombre. Par exemple, tout le monde connaît le rôle fondamental que joue la Chimie dans les domaines de la Santé (les médicaments), de la Nutrition (les vitamines, les édulcorants) et de l'Hygiène et Bien-Etre (les cosmétiques, les parfums, les savons et détergents) mais peu de gens se rendent compte à quel point la Chimie est présente dans des domaines tels que l'Electronique (sans silicium de haute pureté il n'y aurait ni ordinateurs, ni téléphones portables), les Transports (les carburants pour automobiles et avions ne sont plus de simples fractions du pétrole brut mais des mélanges complexes dont un grand nombre des composants sont synthétiques) et des domaines plus surprenants encore tels que l'Art et Culture (beaucoup de peintures ou sculptures anciennes que l'on peut admirer dans les musées n'auraient pas pu être restaurées, et des sites anciens remarquables comme la crypte Saint Marc à Venise sauvés, sans l'aide de la Chimie).
Nous voyons donc que la Chimie est au coeur d'une grande activité de transfert de technologies du fait de la demande d'applications nouvelles et variées hors de son domaine traditionnel.

Au cours des discussions de la Table Ronde, sont intervenus des responsables de PME, des universitaires et un représentant de Chambre de Commerce français. Italiens, marocains, turcs de algériens.

Les principales conclusions qui ont été tirées de ces discussions sont les Suivantes:

  1. la nature du transfert de technologies et les questions qui se posent pour réussir sont très différentes selon qu'il s'agit d'une grande entreprise ou d'une PME. Les spécificités des PME sont à bien prendre en compte, notamment les moyens financiers limités, les problèmes de confidentialité et le manque de disponibilité des personnes
  2. le transfert de technologies concerne bien sûr la Technologie mais aussi la Science (même la Science pure qui est un savoir, a une valeur marchande), la Compétence et Savoir-faire, et la Formation
  3. les Pays Euro-Mèditerranéens doivent renforcer leur coopération en matière de transferts de technologies.
    Les pays de l'Europe du Sud doivent s'intéresser beaucoup plus à leurs voisins autour de la Méditerranée car l'Europe semble pour l'instant porter plus son attention vers les pays de l'Est.
  4. le transfert de technologies ne doit pas choisir entre une approche Entreprise vers Université et une approche Université vers Entreprise, Il doit se faire en partenariat dans lequel Entreprise et Université sont des acteurs à part entiëre quel que soit le projet. Par contre, Il faut renforcer les contact» et le dialogue entre Entreprise et Université et pour cela les Chambres de Commerce doivent jouer le rôle d'initiateur et de facilitateur.
  5. enfin, le peu de femmes dans les postes de direction des entreprises et dans les activités de transfert de technologies, et le potentiel de compétence et d'efficacité qu'elles pourraient apporter dans ce domaine a été souligné

Pierre MANGIN

 

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1ere Convention Euro-Méditerranéenne sur le Transfert de Technologies
Marseille 27 et 28 octobre 2000

 

Synthèse ode la Table Ronde de conclusion
Philippe ZANIN, Directeur Groupe Ecole Supérieure d'Ingénieurs de Marseille (ESIM)


Les différentes interventions et tables rondes de cette première Convention nous ont permis de constater que les entreprises, côté nord méditerranée ne rencontraient pas de problèmes majeurs pour trouver des partenaires scientifiques ou technologiques pour mener à bien leurs projets d'innovation.

Il existe, en effet des outils d'information et de montage de partenariats, efficaces et reconnus par les entreprises, organisés par secteurs professionnels et géographiques (agroalimentaire, chimie, mécatronique ...), comme par exemple en France les centres régionaux d'innovation (CRITT) ou les centres technologiques et les districts en Italie.

Ces organismes d'interface entre les entreprises et les centres de compétence technologiques, malgré leurs performances, présentent un volume d'activité réduit du fait de leurs ressources limitées, notamment humaines. Leur impact économique global est donc faible par rapport à l'activité totale du territoire dans lequel elles sont intégrées.

Le principal problème qui se pose au nord de la méditerranée est donc de passer d'opérations ponctuelles de transfert de technologies, aidés par ces structures, à un système permanent de relations directes entre les entreprises et les universités, écoles d'ingénieurs et autres laboratoires publics ou privés.

Les CCI méditerranéennes peuvent apporter une contribution importante à la résolution de cette question en continuant à organiser un dialogue entre les entreprises et les universités pour concevoir et créer ce système permanent.

Elles peuvent également avoir un apport décisif pour relever 4 défis qui subsistent et qui ont été bien mis en exergue lors de la convention:

  1. - créer une coordination et des partenariats intersectoriels et interrégionaux , sur l'ensemble du pourtour méditerranéen et plus particulièrement, entre régions voisines comme Provence-Alpes-Côte-d'Azur et Ligurie ;

  2. - améliorer la communication directe entre les entreprises, les organismes de transfert et les chercheurs pour permettre aux sociétés de trouver à chaque fois les partenaires les plus adaptés et les plus proche,

  3. - créer au travers de cette communication directe, la confiance entre les hommes dirigeant les équipes industrielles et scientifiques, confiance qui est la véritable clef de partenariats de longue durée seuls vraiment efficaces sur le plan économique- La formation des opérateurs du transfert de technologies aux méthodes de l'innovation et aux contraintes des entreprises notamment petites et moyennes est indispensable afin que s'instaure cette confiance;

  4. - élargir le périmètre du transfert de technologies vers le côté sud de la méditerranée, en aidant les régions concernées à mettre en place des outils et des méthodes de transfert de technologies immédiatement efficaces sans commettre les mêmes erreurs que celles qui ont pu être effectuées ces dernières années dans les régions nord et en mettant ces structures en réseau avec celles qui existent déjà sur la façade européenne de la méditerranée.


Le réseau méditerranéen des CCI est l'acteur tout indiqué pour bâtir ce système méditerranéen d'accompagnement de l'innovation au travers d'un partenariat dynamique avec le Réseau Méditerranéen des Ecoles d'Ingénieurs (RMEI) et des universités technologiques. Les universités et écoles de ce Réseau, qui nous ont fait le plaisir de participer à la convention, ont déjà pendant ces deux jours amorcé de façon très concrète ce dialogue avec les CCI et les entreprises autour de projets très concrets.

Nous proposons donc sur le plan opérationnel que le groupe de travail du RMEI consacré au transfert de technologies et à l'accompagnement de la création d'entreprise (groupe animé par les écoles d'ingénieurs tunisiennes et par l'Association Marseille-Innovation) devienne un groupe de réflexion commun avec les CCI du pourtour méditerranéen. Ce groupe pourrait présenter ses conclusions lors de la deuxième convention qui sera organisée à Gênes.

Philippe ZANIN

 

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1ere Convention Euro-Méditerranéenne sur le Transfert de Technologies
Marseille 27 et 28 octobre 2000

Table Ronde de conclusion
Prof. Dr. Gülsün SAGLAMER
Recteur de the eastern Technique dIstanbul


Turkey is one of the countries in the eastern Mediterranean, basin that has been trying to use advanced technologies and also create environment for the development of new technologies based on its capacity and capabilities.

Our country has, population over 65 million. The population growth rate is decreased from 2.4% to 1.3% in last two decades. 25% of population are students. Each year some 1.5 million young people apply for universities and only approximately 400,000 of them. are accepted including distance learning systems.

My university was established in 1773 as a military engineering school. In 1883 it was converted into a civil engineering school and its current, name "Istanbul Technical University" was given in 1944. At the moment we have 20.000 students. 14500 are undergraduate, 4000 are Master"s degree student. and 1500 are Ph.D.

I am proud of to be the first female rector of my university in its 228 years history.

ITU operates in the middle of the most important industrial area of my country and we are a center of excellence acting to create infrastructures for the future developments. The relationships between ITU and industry are very strong. 50% of our staff work in industry on contract basis or as consultant.

Our projection into the future is obtained by important research efforts in the fields like;

  • Materials(i.e. high tech. ceramics)
  • Biotechnology
  • Automotive technologies
  • Polymer Chemistry
  • Food Technology
  • information Technology


Research projects are funded by industry and other institutions devoted to support technological development in Turkey like Turkish Technology Development Foundation and Scientific and Technical Research Council of Turkey.

external funding are being developed, by means of contracts with many institutions in USA, JAPAN or EU. Our aim is to be able to compete worldwide.

As a fact, globalisation affects every compartment of economy and culture. Universities can not stay in their ivory towers anymore. We have to be aware of the needs of society and industry and create links and relationships to respond the requirements expressed by global market. Links are to be established with industry, among universities and other institutions.

We must have a dynamic educational environment to adapt ourselves to the changing needs. Universities should have flexible environment to create better opportunities for young generations. We have to foresee the future developments and try to be able to create human resources to compete worldwide.

ITU is setting an example of this kind of adaptation. In 1971 my university changed its educational system from the German system into the Anglo-Saxon system. ln 1996 ITU underwent big changes again. For international accreditation we have restructured our educational programmes and as English language has become the lingua franca today we started to offer 30% of the courses in English in our programmes.

Beyond the development of international links, where we are heading to, is the establishment of supranational links in order to create common structures adapted to the new worldwide competition.

 

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1ere Convention Euro-Méditerranéenne sur le Transfert de Technologies
Marseille 27 et 28 octobre 2000

 

Synthèse de la Table Ronde de conclusion

René OLMETA
Conseiller Général des Bouches-du-Rhône

 

Mesdames, Messieurs, Mes Chers Amis,

La mondialisation croissante des échanges et la construction européenne posent aux économies régionales de nouveaux défis. Quelles places les régions peuvent-elles occuper aux échelons national, européen et mondial ? Quels avantages peuvent-elles tirer de l'accélération du développement technologique dans un environnement global et de plus en plus concurrentiel ? Quels outils, quelles mesures devrons-nous initier pour impulser et stimuler la création, l'innovation et les transferts de technologies ? Comment soutenir les initiatives qui visent à décloisonner toujours plus la recherche du monde de l'entreprise ? Quel type de coopération instaurer, développer avec les pays de la Méditerranée pour décloisonner et accroître notre expertise sur des problématiques communes ? Ces questions ne sont pas nouvelles pour notre région qui a toujours été ouverte vers l'extérieur, mais elles se posent aujourd'hui avec une acuité particulière. Les collectivités territoriales, Conseils Régionaux, Conseils Généraux, collectivités municipales qui ont un rôle essentiel dans ce développement et le soutien de ces initiatives, en ont pris la mesure. L'important, c'est la qualité et le dynamisme de la recherche scientifique contribue de façon décisive au développement économique et culturel d'un territoire. A titre d'exemple, pour en mesurer le poids économique et social, quelques chiffres : en PACA, l'emploi dans la recherche publique représente plus de 10.000 personnes, soit un peu moins de 7% de l'effectif national. Notamment pour la recherche privée, ce sont plus de 8.000 personnes représentant 5% de l'effectif de la recherche privée sur l'ensemble de la France. Les dépenses liées à la recherche, masse salariale, dépenses de fonctionnement, représentent, pour notre région, 4,6 milliards de francs pour la recherche publique et 7,1 milliards de francs pour la recherche privée, soit, dans les deux cas, environ 6,5% de l'ensemble de la dépense nationale. En terme de répartition par secteur, on observe une forte spécificité régionale pour la recherche dans la construction aéronautique, l'industrie chimique et l'électronique, voir l'informatique. L'essentiel du financement provient bien entendu de l'Etat pour la recherche publique et des entreprises pour la recherche privée. Cependant, 31,6 millions de francs ont été distribués en 1998 pour favoriser la recherche par l'intermédiaire des contrats Etat/région, que ce soit pour l'aide à la diffusion des technologies ou bien pour l'investissement matériel ou immatériel. Les différents types d'aides fournis par le Ministère de l'Industrie pour la région PACA ont atteint 14,4 millions de francs, l'aide de l'Union Européenne s'établissant, quant à elle, à près de 30 millions de francs. C'est dire que le rôle des pouvoirs publics territoriaux, Conseils Régionaux, Conseils Généraux et Municipalités est aujourd'hui crucial dans le développement du potentiel de recherche et d'innovation. La concurrence entre les régions, non seulement au sein de l'hexagone mais au sein de l'Union Européenne dans son entier, renforce cette demande. Les projets des pouvoirs publics régionaux s'inscrivent dans ce contexte. Ils mettent en place des mécanismes destinés à favoriser les liens entre la recherche publique et les entreprises, principalement les PME et créent des réseaux inédits entre les différents acteurs de l'innovation. L'idée générale qui préside à leurs actions est que les résultats de la science doivent être intégrés et utilisés par un ensemble plus large que le monde de la recherche et de la technologie. Cette action régionale complète et développe celle entreprise par l'Etat qui a également depuis des années, notamment les années 1970 et plus activement depuis les années 1980, régionalisé une partie importante de son action au travers de l'ANVAR, la DDRT, les CRIT, les pôles régionaux de diffusion de technologie. Si le rôle des régions est important, celui des départements ne l'est pas moins. A titre d'exemple, le Conseil Général des Bouches-du-Rhône travaille dans trois grandes directions : le soutien aux pôles de compétences et scientifiques ; il développe les coopérations internationales, il aide aux transferts des technologies. Dans le même temps, il soutient les pôles de compétences scientifiques, il accord des aides aux organismes publics de recherche sous forme de subventions d'équipement, notamment pour soutenir l'activité de laboratoires et centres de recherche dont les travaux s'avèrent particulièrement innovants. Il aide à participer au développement de la recherche et à la mise en place de programmes nouveaux. Il aide à l'émergence de projets fédérateurs et structurants. Enfin, il favorise la délocalisation de laboratoires et de centres de recherche dans notre département des Bouches-du-Rhône. Le Conseil Général des Bouches-du-Rhône développe les coopérations internationales. Il soutient le développement de partenariats entre les centres de recherche étrangers. C'est ainsi qu'il participe aux collaborations établies entre les scientifiques des Bouches-du-Rhône et leurs homologues des pays du Basin Méditerranéen, du Viêt-nam et de la Russie. Il aide aux transferts de technologies. Dans le département, particulièrement touché par la désindustrialisation et le chômage, le Conseil Général s'est fixé comme objectif de faciliter la coopération entre chercheurs, scientifiques et acteurs économiques afin de favoriser la mise en place de nouvelles collaborations. Dans ce but, notre Conseil Général accorde des subventions d'équipement à des organismes publics de recherche dont les travaux sont susceptibles d'aider à la concrétisation de projets économiques, ainsi qu'à la création d'entreprises de haute technologie et d'emplois. Ce double mouvement, celui de l'Etat et des collectivités territoriales en faveur du développement scientifique et technologique local trouve une pertinence à la fois pratique et théorique. En effet, les travaux de nombreux économistes et des sociologues de sciences, ont souligné que l'innovation est un phénomène qui trouve son ancrage à l'échelon local. Il convient donc de développer de véritables synergies, réseaux de coopération encourageant les expérimentations et le développement d'un tissu, les PME innovantes, créatrices de recherche, de richesses et d'emplois. Toutes ces pratiques permettent aux acteurs de l'innovation, grands groupes, PME, laboratoires publics, collectivités locales, non seulement d'apprendre les uns des autres ce que seront les nouveaux marchés et les technologies de demain, mais aussi de les construire collectivement. Voilà, mesdames et Messieurs, un peu rapidement, quelques réflexions sur ma perception et celle du Conseil général des transferts de technologies et en vous souhaitant un excellent week-end, je vous dis à bientôt dans un monde plus virtuel et merci de votre attention.

 

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