Synthèse
de la Table Ronde de Conclusion :
|
1ère
Convention Euro-Méditerranéenne sur le Transfert de
Technologies
Marseille 27 et 28 octobre 2000
Bilan de la Table Ronde: « Informatique,
Electronique, Mécatronique »
Pascal GELLY, Chef du département des Relations avec les
Entreprises
Groupe Ecole Supérieure d'Ingénieurs de Marseille
(ESIM)
- Microélectronique
L'industrie de la microélectronique se caractérise
par un double défi : une évolution rapide des technologies
des semiconducteurs qui nécessite des investissements lourds
pour une durée de vie courte, et une fluctuation du marché
sur des cycles de 5 à 7 ans rendant délicates les
prévisions de charge et de production . Ce marché
cependant représente au niveau mondial environ 200 B$ de
chiffre d'affaire avec une progression moyenne de 15% par an .
15 à 20% de ce chiffre d'affaire en moyenne est consacré
à l'activité de Recherche et développement
. Cette activité de R&D s'externalise souvent au travers
d'essaimage en créant des PMI sur des niches technologiques
. Le marché de la microélectronique est international
et la localisation des outils de production n'est pas guidée
par la proximité avec le client ( une puce s'exporte facilement)
mais par l'environnement : grandes entreprises et PMI performantes,
laboratoires de recherches, université et écoles
, favorisant le transfert de technologie et le "Turn Over"
. L'exemple du CREMSI ( Centre de Recherche et d'Etude en Microélectronique
et Systèmes Interactifs) est remarquable en Provence Alpes
Côte d'Azur car il permet la mise en réseau des Grandes
Entreprises, des PMI, des laboratoires et écoles en créant
des synergies autour de coopérations efficaces sur des
thématiques de recherches coopératives . A SFAX
en Tunisie, la recherche appliquée se fait en étroite
relation avec les PMI et une pépinière d'entreprise
permet la concrétisation des résultats de laboratoire
. On souligne également que les entreprises ont une contribution
importante a avoir dans l'effort de formation.
- Informatique
Pour l'informatique, la fin du siècle précèdent
a vu le mariage des télécommunications, de l'informatique
et de l'audiovisuel, association qui a donné naissance
aux « technologies de l'information et de la communication
», formidable « consommateur » d'applications
logicielles et de réseaux. Ce mariage à eu un effet
multiplicateur sur la croissance du secteur industriel de l'informatique.
Dans ce domaine, l'exemple d'une PMI Marseillaise qui développe
des simulateurs d'avion et se trouve sur un marché dominé
par les Grands Groupes Industriels est remarquable : dans cet
environnement haute technologie, il faut évoluer en partenariat
avec les grands groupes industriels, collaborer en bonne intelligence
et surtout, insérer des compétences dans l'entreprise
par le montage de projets en partenariat avec des écoles
et des laboratoires .
- Mecatronique
Les systèmes mécatroniques sont constitués
d'éléments qui interagissent dans de multiples domaines
et niveaux d'énergie (mécanique, hydrauliques, thermiques,
électriques ... ). Ils sont souvent associés à
des systèmes d'information commandés par des calculateurs
et contrôlés par des interfaces hommes-machines .
(les systèmes à caractéristiques multitechnologiques
ont trouvé leur épanouissement dans la réussite
de grands projets dans des secteurs industriels très divers
: automobile, robotique, médecine, aéronautique
et spatial. Cependant, la typologie d'un produit mécatronique
est très étendue puisque cette notion peut s'appliquer
à des systèmes tels qu'une unité de production
automatisée jusqu'aux micro systèmes (SOC "
systeni on chip », MEMS "NEcro ElectroMechanical Systems"
)où l'on intègre sur un seul substrat tous les éléments
constitutifs d'un produit : capteurs, actionneurs, calculs, commandes
et interfaces de communication.
Mais la mécatronique, c'est également, et peut-être
avant tout, une démarche de conception ingénierie
simultanée ) avec, dès l'établissement du
cahier des charges, une approche multidisciplinaire nécessitant
l'établissement d'un dialogue permanent entre les spécialistes
des différents domaines. Cette concertation se trouve grandement
facilitée aujourd'hui par l'utilisation des Technologies
de l'Information et de la Communication et d'outils performants
de simulation et de modélisation. Ces outils de modélisation
et de conception sont d'ores et déjà transdisciplinaires
: modèle mixte analogique /digital tel que VHDL/AMS, conception
simultanée du matériel et du logiciel ( Outils de
Codesign), système intégrant puissance et commande
( Smart Power), technologies permettant d'associer Haute Fréquence
et Basse Fréquence . La mécatronique est une approche
fondamentale pour la plupart des industries car elle fait référence
à l'état de l'art à la fois dans les méthodes,
outils de conception et de fabrication ainsi que dans les technologies
mises en oeuvre La mécatronique est donc une évolution
technique irréversible qui apporte aux systèmes
ainsi réalisés des performances en terme de coût,
d'intégration, de fiabilité et de fonctionnalité
que la mécanique seule ne peut pas atteindre.
Sur le plan du marché, la majeure partie des produits technologiques
industriels (machines outils, chaînes automatisées
... ) et grand public (automobile, électroménager,
... ) constituent ou intègrent des systèmes mécatroniques.
Le volume et la croissance de ce marché mondial sont donc
considérables.
En conclusion, il s'est dégagé de la discussion des
éléments de réflexion sur les principes de
base d 'un système de Transfert de Technologie adapté
a des petites et moyennes entreprises :
- Partir en
priorité des besoins industriels :
- intégrer
de la compétence manageriale et technologique au sein
de la PME pour faire émerger une demande stratégiquement
adaptée et techniquement bien formulée,
- accompagner
son analyse stratégique,
- vérifier
sa faisabilité financière et technique,
- Travailler
réellement en réseau pour l'analyse et le traitement
de cette demande avec les interfaces de transfert les plus adaptés.
- Accroître
l'efficacité professionnelle des opérateurs de ces
interfaces de transfert (acquisition de méthodes telles
que le diagnostic stratégique et technologique en entreprise)
- Mettre en
place une chaîne complète d'accompagnement de l'entreprise,
du diagnostic de sa demande au lancement commercial du produit
(combler notamment les carences de cette chaîne au niveau
pré-industrialisation et lancement industriel),
- Participer
à la mise en place d' un système permanent de "ressourcement
technologique" des entreprises par le transfert de compétences
et de méthodes au sein des PME et par un dispositif d'information
stratégique et technologique adapté. ...
|
Retour
haut de la page
|
1ere
Convention Euro-Méditerranéenne sur le Transfert de
Technologies
Marseille 27 et 28 octobre 2000
Bilan de la Table Ronde - « Génie
Océanique et Côtier »
Philippe DUFOURCQ, Directeur de la Recherche et de International
Groupe Ecole Supérieure dlnqénieurs de Marseille (ESIM)
Le génie océanique et côtier couvre aujourd'hui
trois grands domaines, dans lesquels les transferts de technologies
semblent s'exprimer de façons diverses :
L'aménagement
côtier et la protection du littoral dont les enjeux sont
à la fois politiques, environnementaux et économiques,
souffre de cette multiplicité de critères. Le tissus
économique lié à ces activités, dans
le domaine de la haute technologie, reste encore constitué
de PMI/PME et bureaux d'études dont la taille modeste permet
de mieux s'adapter aux politiques locales. Le transfert de technologie,
de la recherche vers les industriels, ne pourra réellement
se développer qu'au travers de la mise en réseau des
organismes de recherche et des entreprises, et d'une stratégie
normative internationale, en particulier dans le domaine de l'environnement.
Le Réseau Méditerranéen des Ecoles Ingénieurs
évoqué lors de cette table ronde, doit pouvoir jouer
un rôle pilote dans cette stratégie, en miroir d'un
réseau d'entreprises du domaine qui pourrait se créer
dans le cadre du réseau des chambres de commerce et d'industrie
Euro-Méditerranéenne.
La construction
navale est aujourd'hui sinistrée dans la zone méditerranéenne.
Les pays qui se revendiquent de cette tradition se replient vers
la haute technologie ( plaisance de luxe, navires rapides, voiliers
de compétition, militaire ..), les coûts de production
de navires traditionnels étant bien sûr très
inférieurs dans les chantiers asiatiques. Dans ce contexte,
le transfert de technologie s'organise autour de recherches multi-partenariales
(entreprises/organismes publics ), co-financées pas les états
ou l'Union Européenne. Ce type de dispositif devra être
ouvert vers les pays du sud et de l'est de la Méditerannée
, pour tirer parti des nombreuses compétences et du savoir
faire des organismes de recherche de ces pays. Là encore,
une mise en réseau des compétences, à travers
des rencontres et tables rondes de ce type, est évidemment
nécessaire pour initier des politiques communes.
La prospection
et l'exploitation pétrolière possèdent
en Europe une efficace structuration dans le domaine du transfert
de technologie. Organisées autour de financements étatiques
(par exemple le Fond de Soutien aux Hydrocarbures -FSH- en France
), de nombreux développements technologiques sont conduits
dans le cadre de projets industrie/recherche, dopés par les
grands programmes actuels de prospections en mer profonde . Il paraît
difficile, dans ce domaine, d'ouvrir ces projets aux pays du sud
de la Méditerranée qui exploitent généralement,
en concurrence des sociétés offshores, d'abondantes
réserves terrestres en hydrocarbures. Cependant, il existe
un autre type de transfert de technologie : celui qui consiste à
utiliser les technologies d'un secteur économique vers un
autre secteur économique. A titre d'exemple, la nouvelle
digue du port de Monaco, véritable barge flottante, fait
intégralement appel aux technologies de l'offshore . Dans
ce cadre, les transferts de compétences peuvent s'exercer
entre tous les pays de la Méditerranée.
Les conclusions
de cette table ronde consolident les conclusions générales
de cette convention;
il n'existe pas un seul type de transfert, mais différentes
modalités qui dépendent profondément du secteur
économique considéré, et des stratégies
géopolitiques. L'internationalisation du transfert de technologie
passe nécessairement par la mise en réseaux des compétences,
qu'elles soient scientifiques, technologiques, économiques
ou politiques.
D'où la confirmation, si nécessité il y avait,
de l'importance de ce type de convention.
|
Retour
haut de la page
|
1ere
Convention Euro-Méditerranéenne sur le Transfert de
Technologies
Marseille 27 et 28 octobre 2000
Bilan
de la Table Ronde : « Chimie - Pharmacie »
Pierre MANGIN, Président de l'ENSSPICAM (Ecole de Chimie
de Marseille)
Membre du Conseil de Gérance de BP Chemicals
Aujourd'hui, la Chimie est un domaine qui fait l'objet plus que
jamais de demande de transfert de technologies vers de nombreux
domaines d'application.
En effet sur
les vingt dernières années, la Chimie a connu une
mutation profonde.
La Chimie
traditionnelle, dite Chimie de base, n'est plus l'activité
première. Cela reste vrai en volume (Pétrochimie.
Engrais, ... ) mals pas en Innovation et diversification.
Les nouveaux domaines où la Chimie joue un rôle prépondérant
sont en très grand nombre. Par exemple, tout le monde connaît
le rôle fondamental que joue la Chimie dans les domaines de
la Santé (les médicaments), de la Nutrition (les vitamines,
les édulcorants) et de l'Hygiène et Bien-Etre (les
cosmétiques, les parfums, les savons et détergents)
mais peu de gens se rendent compte à quel point la Chimie
est présente dans des domaines tels que l'Electronique (sans
silicium de haute pureté il n'y aurait ni ordinateurs, ni
téléphones portables), les Transports (les carburants
pour automobiles et avions ne sont plus de simples fractions du
pétrole brut mais des mélanges complexes dont un grand
nombre des composants sont synthétiques) et des domaines
plus surprenants encore tels que l'Art et Culture (beaucoup de peintures
ou sculptures anciennes que l'on peut admirer dans les musées
n'auraient pas pu être restaurées, et des sites anciens
remarquables comme la crypte Saint Marc à Venise sauvés,
sans l'aide de la Chimie).
Nous voyons donc que la Chimie est au coeur d'une grande activité
de transfert de technologies du fait de la demande d'applications
nouvelles et variées hors de son domaine traditionnel.
Au cours des discussions de la Table Ronde, sont intervenus des
responsables de PME, des universitaires et un représentant
de Chambre de Commerce français. Italiens, marocains, turcs
de algériens.
Les principales conclusions qui ont été tirées
de ces discussions sont les Suivantes:
- la nature
du transfert de technologies et les questions qui se posent pour
réussir sont très différentes selon qu'il
s'agit d'une grande entreprise ou d'une PME. Les spécificités
des PME sont à bien prendre en compte, notamment les moyens
financiers limités, les problèmes de confidentialité
et le manque de disponibilité des personnes
- le transfert
de technologies concerne bien sûr la Technologie mais aussi
la Science (même la Science pure qui est un savoir, a une
valeur marchande), la Compétence et Savoir-faire, et la
Formation
- les Pays
Euro-Mèditerranéens doivent renforcer leur coopération
en matière de transferts de technologies.
Les pays de l'Europe du Sud doivent s'intéresser beaucoup
plus à leurs voisins autour de la Méditerranée
car l'Europe semble pour l'instant porter plus son attention vers
les pays de l'Est.
- le transfert
de technologies ne doit pas choisir entre une approche Entreprise
vers Université et une approche Université vers
Entreprise, Il doit se faire en partenariat dans lequel Entreprise
et Université sont des acteurs à part entiëre
quel que soit le projet. Par contre, Il faut renforcer les contact»
et le dialogue entre Entreprise et Université et pour cela
les Chambres de Commerce doivent jouer le rôle d'initiateur
et de facilitateur.
- enfin, le
peu de femmes dans les postes de direction des entreprises et
dans les activités de transfert de technologies, et le
potentiel de compétence et d'efficacité qu'elles
pourraient apporter dans ce domaine a été souligné
Pierre
MANGIN
|
Retour
haut de la page
|
1ere
Convention Euro-Méditerranéenne sur le Transfert de
Technologies
Marseille 27 et 28 octobre 2000
Synthèse
ode la Table Ronde de conclusion
Philippe ZANIN, Directeur Groupe Ecole Supérieure d'Ingénieurs
de Marseille (ESIM)
Les différentes interventions et tables rondes de cette première
Convention nous ont permis de constater que les entreprises, côté
nord méditerranée ne rencontraient pas de problèmes
majeurs pour trouver des partenaires scientifiques ou technologiques
pour mener à bien leurs projets d'innovation.
Il existe,
en effet des outils d'information et de montage de partenariats,
efficaces et reconnus par les entreprises, organisés par
secteurs professionnels et géographiques (agroalimentaire,
chimie, mécatronique ...), comme par exemple en France les
centres régionaux d'innovation (CRITT) ou les centres technologiques
et les districts en Italie.
Ces organismes
d'interface entre les entreprises et les centres de compétence
technologiques, malgré leurs performances, présentent
un volume d'activité réduit du fait de leurs ressources
limitées, notamment humaines. Leur impact économique
global est donc faible par rapport à l'activité totale
du territoire dans lequel elles sont intégrées.
Le principal
problème qui se pose au nord de la méditerranée
est donc de passer d'opérations ponctuelles de transfert
de technologies, aidés par ces structures, à un système
permanent de relations directes entre les entreprises et les universités,
écoles d'ingénieurs et autres laboratoires publics
ou privés.
Les CCI méditerranéennes
peuvent apporter une contribution importante à la résolution
de cette question en continuant à organiser un dialogue entre
les entreprises et les universités pour concevoir et créer
ce système permanent.
Elles peuvent
également avoir un apport décisif pour relever 4 défis
qui subsistent et qui ont été bien mis en exergue
lors de la convention:
- - créer
une coordination et des partenariats intersectoriels
et interrégionaux , sur l'ensemble du pourtour méditerranéen
et plus particulièrement, entre régions voisines
comme Provence-Alpes-Côte-d'Azur et Ligurie ;
- - améliorer
la communication directe entre les entreprises, les organismes
de transfert et les chercheurs pour permettre aux sociétés
de trouver à chaque fois les partenaires les plus adaptés
et les plus proche,
- - créer
au travers de cette communication directe, la confiance
entre les hommes dirigeant les équipes industrielles et
scientifiques, confiance qui est la véritable clef de partenariats
de longue durée seuls vraiment efficaces sur le plan économique-
La formation des opérateurs du transfert de technologies
aux méthodes de l'innovation et aux contraintes des entreprises
notamment petites et moyennes est indispensable afin que s'instaure
cette confiance;
- - élargir
le périmètre du transfert de technologies vers le
côté sud de la méditerranée, en aidant
les régions concernées à mettre en place
des outils et des méthodes de transfert de technologies
immédiatement efficaces sans commettre les mêmes
erreurs que celles qui ont pu être effectuées ces
dernières années dans les régions nord et
en mettant ces structures en réseau avec celles qui existent
déjà sur la façade européenne de la
méditerranée.
Le réseau méditerranéen des CCI est l'acteur
tout indiqué pour bâtir ce système méditerranéen
d'accompagnement de l'innovation au travers d'un partenariat dynamique
avec le Réseau Méditerranéen des Ecoles d'Ingénieurs
(RMEI) et des universités technologiques. Les universités
et écoles de ce Réseau, qui nous ont fait le plaisir
de participer à la convention, ont déjà pendant
ces deux jours amorcé de façon très concrète
ce dialogue avec les CCI et les entreprises autour de projets très
concrets.
Nous proposons
donc sur le plan opérationnel que le groupe de travail du
RMEI consacré au transfert de technologies et à l'accompagnement
de la création d'entreprise (groupe animé par les
écoles d'ingénieurs tunisiennes et par l'Association
Marseille-Innovation) devienne un groupe de réflexion commun
avec les CCI du pourtour méditerranéen. Ce groupe
pourrait présenter ses conclusions lors de la deuxième
convention qui sera organisée à Gênes.
Philippe
ZANIN
|
Retour
haut de la page
|
1ere
Convention Euro-Méditerranéenne sur le Transfert de
Technologies
Marseille 27 et 28 octobre 2000
Table
Ronde de conclusion
Prof. Dr. Gülsün SAGLAMER
Recteur de the eastern Technique dIstanbul
Turkey is one of the countries in the eastern Mediterranean, basin
that has been trying to use advanced technologies and also create
environment for the development of new technologies based on its
capacity and capabilities.
Our country
has, population over 65 million. The population growth rate is decreased
from 2.4% to 1.3% in last two decades. 25% of population are students.
Each year some 1.5 million young people apply for universities and
only approximately 400,000 of them. are accepted including distance
learning systems.
My university
was established in 1773 as a military engineering school. In 1883
it was converted into a civil engineering school and its current,
name "Istanbul Technical University" was given in 1944.
At the moment we have 20.000 students. 14500 are undergraduate,
4000 are Master"s degree student. and 1500 are Ph.D.
I am proud
of to be the first female rector of my university in its 228 years
history.
ITU operates
in the middle of the most important industrial area of my country
and we are a center of excellence acting to create infrastructures
for the future developments. The relationships between ITU and industry
are very strong. 50% of our staff work in industry on contract basis
or as consultant.
Our projection
into the future is obtained by important research efforts in the
fields like;
- Materials(i.e.
high tech. ceramics)
- Biotechnology
- Automotive
technologies
- Polymer Chemistry
- Food Technology
- information
Technology
Research projects are funded by industry and other institutions
devoted to support technological development in Turkey like Turkish
Technology Development Foundation and Scientific and Technical Research
Council of Turkey.
external funding
are being developed, by means of contracts with many institutions
in USA, JAPAN or EU. Our aim is to be able to compete worldwide.
As a fact,
globalisation affects every compartment of economy and culture.
Universities can not stay in their ivory towers anymore. We have
to be aware of the needs of society and industry and create links
and relationships to respond the requirements expressed by global
market. Links are to be established with industry, among universities
and other institutions.
We must have
a dynamic educational environment to adapt ourselves to the changing
needs. Universities should have flexible environment to create better
opportunities for young generations. We have to foresee the future
developments and try to be able to create human resources to compete
worldwide.
ITU is setting
an example of this kind of adaptation. In 1971 my university changed
its educational system from the German system into the Anglo-Saxon
system. ln 1996 ITU underwent big changes again. For international
accreditation we have restructured our educational programmes and
as English language has become the lingua franca today we started
to offer 30% of the courses in English in our programmes.
Beyond the
development of international links, where we are heading to, is
the establishment of supranational links in order to create common
structures adapted to the new worldwide competition.
|
Retour
haut de la page
|
1ere
Convention Euro-Méditerranéenne sur le Transfert de
Technologies
Marseille 27 et 28 octobre 2000
Synthèse
de la Table Ronde de conclusion
René
OLMETA
Conseiller Général des Bouches-du-Rhône
Mesdames, Messieurs,
Mes Chers Amis,
La mondialisation
croissante des échanges et la construction européenne
posent aux économies régionales de nouveaux défis.
Quelles places les régions peuvent-elles occuper aux échelons
national, européen et mondial ? Quels avantages peuvent-elles
tirer de l'accélération du développement technologique
dans un environnement global et de plus en plus concurrentiel ?
Quels outils, quelles mesures devrons-nous initier pour impulser
et stimuler la création, l'innovation et les transferts de
technologies ? Comment soutenir les initiatives qui visent à
décloisonner toujours plus la recherche du monde de l'entreprise
? Quel type de coopération instaurer, développer avec
les pays de la Méditerranée pour décloisonner
et accroître notre expertise sur des problématiques
communes ? Ces questions ne sont pas nouvelles pour notre région
qui a toujours été ouverte vers l'extérieur,
mais elles se posent aujourd'hui avec une acuité particulière.
Les collectivités territoriales, Conseils Régionaux,
Conseils Généraux, collectivités municipales
qui ont un rôle essentiel dans ce développement et
le soutien de ces initiatives, en ont pris la mesure. L'important,
c'est la qualité et le dynamisme de la recherche scientifique
contribue de façon décisive au développement
économique et culturel d'un territoire. A titre d'exemple,
pour en mesurer le poids économique et social, quelques chiffres
: en PACA, l'emploi dans la recherche publique représente
plus de 10.000 personnes, soit un peu moins de 7% de l'effectif
national. Notamment pour la recherche privée, ce sont plus
de 8.000 personnes représentant 5% de l'effectif de la recherche
privée sur l'ensemble de la France. Les dépenses liées
à la recherche, masse salariale, dépenses de fonctionnement,
représentent, pour notre région, 4,6 milliards de
francs pour la recherche publique et 7,1 milliards de francs pour
la recherche privée, soit, dans les deux cas, environ 6,5%
de l'ensemble de la dépense nationale. En terme de répartition
par secteur, on observe une forte spécificité régionale
pour la recherche dans la construction aéronautique, l'industrie
chimique et l'électronique, voir l'informatique. L'essentiel
du financement provient bien entendu de l'Etat pour la recherche
publique et des entreprises pour la recherche privée. Cependant,
31,6 millions de francs ont été distribués
en 1998 pour favoriser la recherche par l'intermédiaire des
contrats Etat/région, que ce soit pour l'aide à la
diffusion des technologies ou bien pour l'investissement matériel
ou immatériel. Les différents types d'aides fournis
par le Ministère de l'Industrie pour la région PACA
ont atteint 14,4 millions de francs, l'aide de l'Union Européenne
s'établissant, quant à elle, à près
de 30 millions de francs. C'est dire que le rôle des pouvoirs
publics territoriaux, Conseils Régionaux, Conseils Généraux
et Municipalités est aujourd'hui crucial dans le développement
du potentiel de recherche et d'innovation. La concurrence entre
les régions, non seulement au sein de l'hexagone mais au
sein de l'Union Européenne dans son entier, renforce cette
demande. Les projets des pouvoirs publics régionaux s'inscrivent
dans ce contexte. Ils mettent en place des mécanismes destinés
à favoriser les liens entre la recherche publique et les
entreprises, principalement les PME et créent des réseaux
inédits entre les différents acteurs de l'innovation.
L'idée générale qui préside à
leurs actions est que les résultats de la science doivent
être intégrés et utilisés par un ensemble
plus large que le monde de la recherche et de la technologie. Cette
action régionale complète et développe celle
entreprise par l'Etat qui a également depuis des années,
notamment les années 1970 et plus activement depuis les années
1980, régionalisé une partie importante de son action
au travers de l'ANVAR, la DDRT, les CRIT, les pôles régionaux
de diffusion de technologie. Si le rôle des régions
est important, celui des départements ne l'est pas moins.
A titre d'exemple, le Conseil Général des Bouches-du-Rhône
travaille dans trois grandes directions : le soutien aux pôles
de compétences et scientifiques ; il développe les
coopérations internationales, il aide aux transferts des
technologies. Dans le même temps, il soutient les pôles
de compétences scientifiques, il accord des aides aux organismes
publics de recherche sous forme de subventions d'équipement,
notamment pour soutenir l'activité de laboratoires et centres
de recherche dont les travaux s'avèrent particulièrement
innovants. Il aide à participer au développement de
la recherche et à la mise en place de programmes nouveaux.
Il aide à l'émergence de projets fédérateurs
et structurants. Enfin, il favorise la délocalisation de
laboratoires et de centres de recherche dans notre département
des Bouches-du-Rhône. Le Conseil Général des
Bouches-du-Rhône développe les coopérations
internationales. Il soutient le développement de partenariats
entre les centres de recherche étrangers. C'est ainsi qu'il
participe aux collaborations établies entre les scientifiques
des Bouches-du-Rhône et leurs homologues des pays du Basin
Méditerranéen, du Viêt-nam et de la Russie.
Il aide aux transferts de technologies. Dans le département,
particulièrement touché par la désindustrialisation
et le chômage, le Conseil Général s'est fixé
comme objectif de faciliter la coopération entre chercheurs,
scientifiques et acteurs économiques afin de favoriser la
mise en place de nouvelles collaborations. Dans ce but, notre Conseil
Général accorde des subventions d'équipement
à des organismes publics de recherche dont les travaux sont
susceptibles d'aider à la concrétisation de projets
économiques, ainsi qu'à la création d'entreprises
de haute technologie et d'emplois. Ce double mouvement, celui de
l'Etat et des collectivités territoriales en faveur du développement
scientifique et technologique local trouve une pertinence à
la fois pratique et théorique. En effet, les travaux de nombreux
économistes et des sociologues de sciences, ont souligné
que l'innovation est un phénomène qui trouve son ancrage
à l'échelon local. Il convient donc de développer
de véritables synergies, réseaux de coopération
encourageant les expérimentations et le développement
d'un tissu, les PME innovantes, créatrices de recherche,
de richesses et d'emplois. Toutes ces pratiques permettent aux acteurs
de l'innovation, grands groupes, PME, laboratoires publics, collectivités
locales, non seulement d'apprendre les uns des autres ce que seront
les nouveaux marchés et les technologies de demain, mais
aussi de les construire collectivement. Voilà, mesdames et
Messieurs, un peu rapidement, quelques réflexions sur ma
perception et celle du Conseil général des transferts
de technologies et en vous souhaitant un excellent week-end, je
vous dis à bientôt dans un monde plus virtuel et merci
de votre attention.
|
Retour
haut de la page
|